Monthly Archives: June 2015

Network de Sidney Lumet (1976) : “The world is a business” (le monde est une affaire)

Network de Sidney Lumet (1976) : “The world is a business” (le monde est une affaire).via Network de Sidney Lumet (1976) : "The world is a business" (le monde est une affaire).

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“Nightmare alley” (“Le charlatan”) 1947

Le film d’Edmund Goulding tiré du roman de William Lindsay Gresham est visible ici (mais en anglais non sous titré):

Nightmare alley

ou bien en forme de playlist (12 vidéos):

Nightmare alley playlisy

Goulding était un cinéaste tout aussi atypique que William Lindsay Gresham l’écrivain.

Je parle de ce film dans l’article précédent:

https://mathesismessianisme.wordpress.com/2015/06/24/les-ombres-du-coeur-shadowlands-c-s-lewis-et-joy-gresham/

Les ombres du coeur (Shadowlands): C. S. Lewis et Joy Gresham

Je hais les dimanches (titre d’une chanson d’Edith Piaf chantée aussi par Juliette Greco).

Ce matin, réveillé tôt après une insomnie j’ai vu au programme “Les ombres du coeur” de Richard Attenborough avec Anthony Hopkins et ai lu : catégorie “Romance”…
Pouah me suis je dit, encore une de ces histoires d’amour dégoulinantes de guimauve, entre un professeur anglais et une américaine..
Je l’ai quand même laissé jouer sans vraiment regarder…quand je fus tiré de ma somnolence par le nom du professeur, qu’il dit au fonctionnaire de mairie lorsqu’il épouse l’américaine juste formellement, pour qu’elle puisse résider en Angleterre après avoir fui les USA et son mari alcoolique et violent dont elle a divorcé, et ce nom est :

Clive Staples Lewis

un écrivain anglais tout à fait particulier, qui est aussi un philosophe influencé par le christianisme, auteur de “La trilogie cosmique” et des Chroniques de Narnia, auxquelles le cinéma et les films récents n’ont pas rendu justice, comme c’était prévisible.

Ce film est inspiré d’une histoire réelle : C S Lewis a réellement épousé “platoniquement” Joy Gresham en 1956, et c’est quelques temps après qu’elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer, qui a eu raison de sa vie en 1960.

Lewis est resté auprès d’elle jusqu’au bout, et ces deux être ont semble t’il vécu un amour “en esprit”, luttant tous deux contre la mort, ses terreurs et ses souffrances.

Une très belle histoire qui “ouvre sur le ciel”, aurait dit Balzac.

Mais elle ouvre aussi vers les enfers (inferi) car le mari américain alcoolique dont Joy avait divorcé en 1954 n’est autre que William Lindsay Gresham :

https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Lindsay_Gresham

un écrivain atypique auteur en 1946 de “Nightmare alley”  adapté au cinéma rapidement et sorti en film en 1947  avec le remarquable Tyrone Power.

titre français : “Le charlatan” qui résume bien l’oeuvre, une oeuvre sur la tromperie des numéros dits “psychiques” de cirque ou de cabaret , de subtiles (ou pas) escroqueries suggérant par la fraude une connaissance occulte et magique.

http://oncle-archibald.blogspot.fr/2011/01/le-charlatan.html

http://www.arte.tv/sites/fr/olivierpere/2013/04/11/le-charlatan-dedmund-goulding/

Stan (joué par Tyrone Power) y rencontre une femme encore plus rusée que lui, bien prénommée Lilith, jouée par Helen Walker, qui verra sa carrière dynamitée par un accident sous alcool impliquant des morts en 1946, et finira dans la misère et l’alcool en 1968 après avoir vu sa belle maison, dernier reste de sa richesse passée, brûler quelques années plus tôt.

Un destin qui évoque celui de Linda Darnell, qui, tombée dans la dépression et l’alcoolisme après être passée dans les brasd’Howard Hughes, brûlera vive dans sa villa au début des années 60, ivre morete, pour une cigarette mal éteinte.

De même William Lindsay Gresham mourra dans de terribles souffrances en 1962, et C S Lewis mourra en 1963, mais après avoir laissé une oeuvre grandiose :

https://fr.wikipedia.org/wiki/C._S._Lewis

https://www.cslewis.com/uk

Après avoir revu “Gravity”

Je l’avais vu le jour de sa sortie au cinéma, et j’en avais fait le commentaire suivant :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/06/24/gravity/

après l’avoir revu ce matin dans le silence de ma chambre, je suis convaincu que l’espace à 600 km de la terre et sa beauté (dans les premiers instants du film, après cela se gâte, et puis bien sûr il s’agit d’images arrangées en studio) symbolise ce que j’appelle ici le “plan spirituel”, tandis que la Terre où le Professeur Ryan Stone (jouée par Sandra Bullock, “stone” = pierre) essaye désespérément de revenir symbolise l’endroit où seulement les humains peuvent vivre : le “plan vital”.

Au début du film est inscrit:

“la vie n’est pas possible dans l’espace”

tout est dit….

Je dis “symbolise” et non pas “est” : la Terre n’a pas de statut privilégié dans l’espace des galaxies, à part bien sûr de servir de lieu de vie aux humains, à ceux qui ont créé la science qui permet l’exploration de l’espace et la compréhension progressive de son devenir.

Le “plan spirituel” est le plan des idées platoniciennes (mathématiques) il ne se trouve pas situé dans l’Univers, mais dans l’intériorité rationnelle de la conscience, qui n’est pas un “lieu”.

Ryan Stone est plongée dans le malheur et la dévastation de l’âme, elle a connu la pire des souffrances sur Terre après avoir perdu sa fille.

Et elle se rend vite compte que l’espace, sa beauté et sa tranquillité apparente n’est pas “en dehors” du plan vital et de ses dangers permanent, qui le rejoint avec l’accident du vaisseau russe, les débris qui font le tour de la terre en 1 h 30 et tuent l’équipage, à part Ryan Stone.

Ce qui signifie : le plan spirituel ne peut pas être gagné par une attitude de fuite du plan vital et de ses malheurs.

Il ne peut être visé que par une conversion à la Raison qui remet “l’âme” personnelle à sa place: personnelle et mortelle (Nietzsche a raison de dire que l’âme meurt encore plus vite que le corps, tous ceux qui ont assisté au déclin et à la mort d’un parent peuvent en témoigner).

Le film, et c’est en cela qu’il est si beau et si émouvant, décrit au contraire le trajet de Ryan Stone vers l’Esprit et le salut, et ce trajet passe par le retour sur Terre, pour y affronter enfin le plan vital, ses périls et ses tromperies.

C’est pour cela qu’elle dit “merci” à la fin : parce qu’elle va enfin pouvoir faire face, lutter et peut être gagner…

gravity-movie-review-sandra-bullock-suit-2

Retour à (ou détour par) la triade des éléments primitifs de Wronski

Henosophia TOPOSOPHIA μαθεσις uni√ersalis τοποσοφια MATHESIS οντοποσοφια ενοσοφια

Dans cet article déjà assez ancien :

https://balzacwronskimessianisme.wordpress.com/2012/04/26/la-loi-de-creation-de-wronski-et-la-theorie-des-topoi/

j’avais fait correspondre aux trois éléments primitifs du philosophe-mathématicien Hoené Wronski : élément être EE, élément savoir ES et élément neutre EN, qui se trouvent en tout système de réalités (voir lien ci dessus)une situation très générale en mathématiques, à savoir deux catégories EE et ES, jouant respectivement le rôle de l’élément être et de l’élément savoir, reliées par un foncteur jouant le rôle de l’élément neutre EN.
Lorsque la “loi de création” de Wronski est prise dans un sens absolu, métaphysique, l’élément neutre est dit : “identité primitive de l’être et du savoir”.
Cependant comme nous l’avons déjà expliqué nous faisons le choix de remplacer les “logoi” de la vieille métaphysique par les mathemata, choix que n’aurait pas désavoué le mathématicien Wronski, et choix qu’il a fait lui même puisqu’il prend comme premier système de réalités le domaine des mathématiques, et…

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